Mojito 888 KER O ZEN : retour de location !

Sophie et Dominique ont loué le Mojito 888 KER O ZEN pendant 10 jours  et ils nous ont envoyé ce petit compte rendu que nous partageons. Merci à eux !

Retour aux sources

Après 39 saisons de plaisance surtout méditerranéennes (dont 31 sur un multicoque de croisière rapide), l’idée nous est venue de revenir goûter à un monocoque original, facile à stationner dans un port, petit dehors mais grand dedans, pratique, libéré des problèmes d’annexe et de tirant d’eau, avec une vision panoramique, rustique, léger et performant. Bref, un engin tout terrain, à (presque) tout faire, une sorte de couteau suisse quoi ! S’ajoutant à l’envie de découvrir la Bretagne par la mer, puisque ce mouton à cinq pattes existe, il était difficile de renoncer à louer le Mojito 888.

Mardi 6 juin 2017 : Accueillis en ce mois de juin par une équipe sympathique, nous avons découvert un « Ker ô Zen » tout neuf, fraîchement mis à l’eau depuis une quinzaine de jours. La météo de ce premier après-midi (30 nds), peu engageante pour une prise en mains, sera plutôt consacrée aux explications et à la finition de certains détails par le chantier.

Mercredi 7 juin 2017 : Levés tôt, il fait plutôt frisquet. Un vent plus maniable, mais avec une houle résiduelle persistante nous permettra de nous familiariser avec le bateau et de rejoindre l’île de Groix. L’occasion aussi de constater que si nous sommes parmi les plus petits, nous ne sommes pas les plus lents… loin s’en faut.  Pourtant nous manquons un peu de puissance au portant avec le foc auto-vireur, mais nous hésiterons cependant à envoyer le genaker car des problèmes de mise au point d’électronique (résolus depuis) nous donnerons quelques chaleurs, avec un pilote manifestant son indépendance sans prévenir. Nous prenons une bouée à Port-Tudy (plutôt deux, avant et arrière) et bricolons un peu pour mettre en œuvre l’annexe pour un tour à terre. Autant sur coffre à Groix qu’au mouillage dans le Golfe, nous ferons des jaloux avec nos manœuvres de rangement d’annexe à éclipse, d’une facilité déconcertante…

Jeudi 8 juin 2017 : Ciel encore bien chargé ce matin. Nous traînons un peu avant de partir vers Belle-Ile. Il fait un peu moins froid et la mer est moins clapoteuse. Malgré cette fois la toile du temps (le genaker), nous passons une matinée morose à tirer des bords, nous espérions pourtant avancer mieux mais au fur et à mesure le vent tombe, parallèlement à la houle qui s’amplifie. La météo annonce une mer forte avec une grosse houle à venir pour le nord-ouest de Belle Île, ce qui nous incite à entrer dans la baie de Quiberon pour y être mieux protégés. Au passage de la Teignouse le vent tombe complètement et malgré le petit courant qui nous aide le moteur doit venir à la rescousse pour éviter de jouer les prolongations. Passé la bouée de la Nouvelle qui borne la passe, le vent reprend peu à peu jusqu’à 13-15 noeuds. Sur l’eau plate le bateau se sent des ailes et nous apprécions cette fois-ci de pouvoir laisser la main au pilote sans trop d’appréhension.

Accueil pro à Port Haliguen, un Zodiac nous place et le bureau du port vient directement sur place (23 euros, tarif qui nous change de notre cata…). Si le ciel voulait bien se découvrir ce serait parfait. Profitant des longues journées de juin nous allons faire un tour, dommage le temps gris n’est pas vraiment favorable pour profiter de la vue sur le passage de la Teignouse et les Îles. Maintenant en baie de Quiberon, s’en suivra une zigzagodromie touristique pour visiter les îles du golfe du Morbihan pendant deux jours, s’offrir de grandes randonnées à pied, visiter des copains au Crouesty et admirer tout ce qui navigue : du vieux gréement à Pen-Duick en passant par les multi 50 ! Un régal !

Vendredi 9 juin 2017 : Ce matin, le soleil prédomine. Partis en fin de matinée pour profiter d’un courant favorable à l’entrée du Golfe du Morbihan nous croisons une régate qui profite du plan d’eau abrité de la baie de Quiberon et le trimaran Reauté Chocolat qui déboule une patte en l’air avec 10 nœuds de vent ! puis nous filons vers Port Blanc ( Île aux Moines ) pour y prendre une bouée. Nous tentons de nous aventurer dans moins de deux mètres d’eau et nous apprécions le bouton qui fait remonter la quille rapidement et sans effort. Nous profitons du passeur pour aller régler le port (18 euros) et faire un petit tour dans le charmant petit bourg.

Samedi 10 juin 2017 : Réveillés tôt par le soleil de juin (des rideaux ! des rideaux !) nous réglons le problème de l’enrouleur qui ne permettait pas de déployer correctement la totalité du foc (trop de tours enroulés sur le tambour) avant un nouveau un tour à terre. Nous allons jusqu’à la pointe du Trech, avec son calvaire à paliers, puis nous revenons jusqu’au bourg par le sentier côtier. Bien sympathique cette île malgré les touristes qui débarquent nombreux pour le week-end.

13 h 55 : nous quittons le mouillage en direction du sud de l’Île d’Arz. Nous mouillons en lisière des bouées devant Pen Raz et nous dînons dehors pour profiter de la quiétude de l’endroit. Nous sommes une dizaine de bateaux visiteurs en ce samedi soir, mais la fraîcheur ne nous incite cependant pas à prolonger la soirée dehors en profitant de l’éclairage intégrée à la bôme couplé aux feu de mouillage, mais… qui illumine l’intérieur du bateau la nuit (des rideaux vous dis-je !).

Dimanche 11 juin 2017 : Ce matin la brume se fait persistante, il ne fait pas très froid mais cela n’incite pas immédiatement à la balade en annexe. Nous traînons en attendant une amélioration. Pendant que nous déjeunons le soleil fait son retour, donnant le signal du départ.

Nous accostons à la cale et partons vers le bourg, charmant avec ses vieilles maisons en pierres et leurs jolis jardinets colorés. L’église est très intéressante avec son autel central et son superbe plafond en bois, à la façon d’une coque de bateau retourné.

Lundi 12 juin 2017 : Grand soleil ce matin mais petite fraîcheur (10°). Bons élèves, nous quittons le mouillage tôt pour sortir du Golfe à une heure favorable et faire route sur Le Crouesty, tout proche, où nous avons rendez-vous avec des amis ce soir. Nous tirons quelques bords d’essai sans vent avant d’entrer au port où s’entassent les bateaux visiteurs. Les doubles safrans demandent un peu d’expérience pour les manœuvres dans les ports encombrés et nous nous installons à couple d’un First 260. Le bateau intrigue beaucoup et il recueille un franc succès auprès de tous nos voisins de ponton. Comme prévu nous passons la soirée avec nos amis

Mardi 13 juin 2017 : Soleil pour quitter Le Crouesty. Le vent est portant mais les 15 nœuds n’empêchent pas Ker O Zen de gigoter sur les vagues sous GV seule car le petit foc ne porte pas, nous marchons tout de même à plus de 5 nœuds, en route vers La Teignouse. Ça nous paraît longuet mais passées les dernières bouées nous pouvons remonter au vent et faire porter le foc, le vent tendant à faiblir nous envoyons le genaker, réveillant le bateau qui tient ses 7 bons nœuds, voire plus de 8 nœuds en pointe. Pas mal avec 15 nœuds de vent, par contre, comme prévu le vent tombe complètement en début d’après-midi et nous goûtons aux joies du moteur. Heureusement le vent reprendra un peu, dans notre nez, mais exploitable pour faire route au près sur Lorient, nous permettant une escale charmante à Port Louis.

Mercredi 14 juin 2017 : Puisqu’il nous reste quelques jours, nous décidons de filer sur Sainte-Marine avec l’envie de remonter l’Odet. Le vent est faible mais d’est, nous insistons sous genaker, tirant des bords à la recherche d’une risée, mais devons marcher souvent au moteur, cependant même l’IMOCA Queguiner peine à se déhaler.  Nous en profitons pour déjeuner sur la petite table du cockpit et vers 13 h 00 le vent commence à passer à l’ouest en se renforçant à 13-14 Nds, nous permettant d’avancer régulièrement tout le reste de l’après-midi, le genaker nous gratifiera même d’une pointe à 8,6 Nds sans forcer. A 18 h 30 nous prenons une place en bout de ponton à Sainte-Marine, louant le taquet positionné au maître-bau qui nous permet une belle manœuvre. Sainte-Marine s’est beaucoup étendue sous la pression touristique, malgré tout, les rives boisées, la vue sur l’embouchure de l’Odet, les bateaux au mouillage et Bénodet sur la rive opposée forment un très joli décor et c’est le premier soir où il fait suffisamment doux pour dîner dans le cockpit.

Jeudi 15 juin 2017 : Départ matinal dans la brume pour remonter l’Odet, nous passerons la journée au calme en pleine nature, à fouiner en profitant du faible tirant d’eau, quille remontée.

Vendredi 16 juin 2017 : Un dernier saut de puce pour découvrir l’archipel des Glénan sous un franc soleil, escale incontournable, avant le retour à Concarneau (visite approfondie de la maison du kouign- amann).  Sous genaker  avec une bonne dizaine de noeuds, le bateau marche bien et fera même encore une pointe à 8 nœuds.

Samedi 17 juin 2017 : Grand soleil et chaleur accablante. C’est la fin de la récré, nous vidons le bateau et finissons le nettoyage avant  que Denis vienne récupérer les clés et nos impressions.

Bateau léger, vitesse facile, le Mojito glisse bien, on oublie rapidement sa (petite) taille, et il est terriblement pratique. En comparant avec la flottille rencontrée pendant toute la durée de notre séjour, nous avons bien vu que, non, tous les monocoques ne marchent pas à 8 Nds, même avec une longueur supérieure !  Presque 200 miles nous ont aidé à découvrir ses qualités, mais il nous aura manqué des conditions un peu plus musclées pour que ce soit complet car on le sent capable de bien plus allonger la foulée. Personnellement, j’aurais aimé essayer le génois à recouvrement, je pense qu’il faut garder les avantages de l’auto-vireur pour un vent vraiment soutenu (à partir de 15 nds) et au près.

Il nous manquera juste quelques détails de finition (dont nous avons fait part au chantier) pour être pleinement satisfaits de notre location qui fut un peu brouillonne mais « à la bonne franquette ». La bonne volonté de Pascal (commercial et homme-orchestre du chantier) pour régler les problèmes est à souligner.

 Quant à la région, le qualificatif de « paradis de la voile » n’est pas usurpé, nous avons été sensibles aux vents réguliers et aux nombreuses possibilités de mouillage, sans oublier l’ambiance sympathique et marine, car ici on navigue ! En plus, nous avons bénéficié sur la fin du séjour d’une météo exceptionnelle. Juste de quoi nous donner envie de revenir…

 

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